Négociations hostiles : Deuxième partie

Traduction: arma
Relecture: odysseus1992
Intégration: odysseus1992

« En gros tu me craches au visage, Officier Frost », se renfrogna Diamond devant son mobi. « Et à celui du reste de l’équipe. Est-ce que t’as la moindre idée ce que ce ça nous a coûté, de saisir cette WiDoW ? Et maintenant tu veux qu’on la rende ? Merde, Davis a perdu un œil ! »

Ayant travaillé avec Diamond sur plusieurs autres contrats de la sécurité de Crusader, Kayla savait que c’était la façon de marchander de la mercenaire, mais elle n’avait pas la patience pour leur jeu de ping-pong habituel. Les pirates leur avaient donné une échéance de six heures et chaque seconde gâchée mettait les otages dans un plus grand danger.

« Si tu espères gagner plus de crédits pour soulager tes difficultés, tu fais fausse route », rétorqua Kayla. Comme ses patrons lui avaient ordonné de se soumettre aux exigences des pirates de l’espace, elle n’était pas vraiment autorisée à louer les services d’une équipe de mercenaires. Tout ce qu’elle pouvait offrir de mieux, c’était du transport de matières dangereuses. « Le salaire est ce qu’il est, mais je te jure que si tu m’aides à sortir ces gens du vaisseau en vie, je vais m’assurer qu’on s’occupe de toi et des tiens au décuple. En plus, je sais pertinemment que l’équipe de récupération a retrouvé l’implant oculaire de Davis et lui a rendu. »

Prise à défaut, Diamond ne put s’empêcher de sourire, dévoilant ses dents étincelantes éponymes. Depuis qu’elle avait commencé à travailler pour Crusader, Kayla se demandait pourquoi tous les sous-traitants qu’elle avait trouvés dans Stanton affichaient un excès de personnalité. Mais encore une fois, le troupeau de coursiers qu’elle avait connu sur Terra n’aurait jamais accepté de participer à une opération comme celle-là.

« D’accord, doucement, Frosty. On va s’en occuper , lâcha Diamond.

— Bien. Va à l’aire d’atterrissage de la sécurité DQP et charge la WiDoW.

— On est déjà en route, déclara Diamond, mais pour être franche avec toi, toute cette opération est complètement chelou. Rendre une cargaison de drogue à une bande de pirates n’est pas la tactique de négociation la plus maligne que j’ai jamais entendue.

— D’accord, répondit Kayla. Mais tu vas t’arranger pour que ces enfoirés n’en gardent pas une miette.

— Ça me plaît, reconnut Diamond. Alors, c’est quoi le plan ? On cache Davis dans l’une des caisses pour qu’il les fasse sauter quand ils regardent un peu ? On empoisonne tout ça et on espère qu’ils y goûtent un échantillon ? On branche la WiDoW avec quelques milliers de grammes de bon vieux CB-T ?

— Ils vont s’attendre à ce qu’on bricole la cargaison. C’est pas possible que les caisses embarquent sans que les pirates les scannent à fond. »

Diamond fit un hochement de tête compréhensif. « Ouais, s’ils voient quoi que ce soit, ils rompent, se cassent et les otages sont morts. Je vais limiter l’équipe avec des armes non-létales. Ça devrait nous aider à ne pas éveiller les soupçons lors de l’approche, mais j’ai pas la moindre idée de la façon dont on pourra entrer sans se faire remarquer. »

Une sacrée bonne obervation.

« J’y travaille », répondit Kayla.


Kayla se fraya un chemin au milieu de la foule de midi qui encombrait la promenade principale d’Orison. Le temps était superbe et les visages souriants des gens qui en profitaient ressemblaient à une trahison. Avec le stress et la pression qu’elle subissait, le temps aurait pu au moins avoir la décence d’être couvert.

En approchant de l’entrée du spatioport, elle coupa la longue file d’attente qui serpentait dehors et se dirigea droit vers la zone de maintenance. En temps normal, quand elle travaillait officiellement au spatioport, elle se coordonnait avec la direction du transit de Crusader, mais cette fois elle ne pouvait pas prendre le risque que l’on s’intéresse de trop près au but de sa présence. Si la direction venait à apprendre ce qu’elle était en train de faire, eh bien… la vie de ces otages seraient entre les mains du directeur des relations publiques de Crusader, Harris. Une position pas très favorable.

L’immense baie de maintenance abritait plusieurs vaisseaux de ligne dans divers états de réparation. Elle vérifia son dossier pour s’assurer qu’elle avait la bonne immatriculation avant de se diriger vers celui qui portait la livrée de Meridian Transit.

« Kelly Burgess ? » demanda Kayla à un ouvrier qui passait, vêtu de la combinaison bordeaux de Meridian. Sans s’arrêter, il pointa le doigt vers un panneau ouvert sous la coque du Genesis, où un paquet de câbles étaient arrachés brutalement du ventre du vaisseau de croisière et étalés sur une plate-forme surélevée. La scène lui rappela une triste affaire d’homicide sur laquelle elle avait travaillé quand elle n’était encore qu’une bleue.

À l’intérieur, un autre ouvrier en combinaison manipulait un outil de diagnostic pour tester les prises d’un concentrateur de données enchevêtré. « Kelly Burgess ? » demanda-t-elle à nouveau. L’homme se retourna et se figea quand il vit son uniforme de la Sécurité. Elle le tenait. Des années de police lui avaient appris comment reconnaître quelqu’un qui hésite entre faire l’ignorant ou s’enfuir.

« Je crois que vous l’avez ratée », articula l’homme. Il avait décidé de faire l’ignorant. Ce n’était pas une mauvaise option, Kayla bloquant la seule sortie. « Demandez peut-être au bureau de distribution ?

— Je sais qui vous êtes, Burgess », dit Kayla sur le ton le plus menaçant possible.

Il pointa le doigt vers une oreille en guise d’explication. « Y a du bruit ici, hein ? Qu’est-ce que je peux faire pour vous, Officier ?

— Je sais que c’est vous qui commettez des vols dans les vaisseaux de croisière. »


L’affaire était tombée sur son bureau environ huit mois auparavant. Un véritable trésor d’objets de valeurs appartenant à des passagers avait été volé dans la soute d’un vaisseau de croisière de Meridian Transit. Tout avait été chargé sans encombre, et aucun des systèmes de sécurité n’avait détecté quoi que ce soit d’anormal durant le vol.

Elle avait confié l’enquête à l’un de ses meilleurs hommes de main, mais les quelques pistes s’étaient taries et elle n’avait pas eu d’autre choix que de retirer le contrat. Il y avait eu deux autres vols, mais à chaque fois les enquêteurs n’avaient pas pu avancer.

N’étant pas du genre à laisser un mystère de côté, Kayla avait récemment commencé à analyser les notes à ses heures perdues. Même si elle avait voulu s’attribuer le mérite de l’avoir déchiffré, c’est Susan qui avait remarqué le schéma dans l’affichage des capteurs un jour où Kayla avait fait une projection de la chronologie. Les trois voyages présentaient une partie où l’affichage des capteurs enregistrés étaient identiques. Quelqu’un avait réussi à pirater le vaisseau. 

L’ampleur limitée des vols et le fait qu’une seule compagnie de transport ait été affectée lui avait fait supposer que c’était un travail qui venait de l’intérieur. Les antécédents de tous les personnels navigants de Meridian avaient été vérifiés, mais elle avait étendu ses efforts aux équipes au sol du spatioport. Hier, ses efforts avaient payé lorsqu’elle avait appris que Kelly Burgess, un électricien qui avait commencé à travailler pour Meridian neuf mois auparavant, avait été mis en cause dans une affaire similaire sur Cassel cinq ans plus tôt. Aucune accusation formelle n’avait été retenue contre lui, mais Kayla soupçonnait que c’était plus qu’une simple coïncidence. Elle avait prévu aujourd’hui d’envoyer quelqu’un le chercher et l’entendre, mais le détournement avait changé ces plans.

Maintenant elle procédait à l’audition elle-même.

« Des vols ? De quoi vous parlez ? » s’étonna Burgess. De grosses gouttes de sueur commencèrent à apparaître sur son front.

« Vous avez un choix à faire, et j’ai besoin que vous le fassiez maintenant, annonça Kayla. Soit je vous passe les menottes tout de suite, soit vous me dites comment vous avez pénétré dans ces vaisseaux et j’oublie que nous avons eu cette conversation. »

Burgess rétrécit les yeux, soupçonnant un piège. « Qu’est-ce que vous voulez dire ?

— J’ai besoin d’accéder à un Genesis, et j’ai besoin de le faire sans que personne le sache. La vie de beaucoup de gens en dépend.

— Donc pour faire court, je vous dis comment entrer dans un vaisseau de croisière et vous me laissez courir ?

— Vous ne pourrez plus jamais revenir sur Crusader mais oui, c’est l’idée.

— Si je vous le dis, comment je peux savoir si vous n’allez pas m’arrêter quand même ?

— Il va simplement falloir me faire confiance. »


Dès que Burgess eut transféré les dossiers dans le mobi de Kayla et qu’il se fût précipité hors de la baie de maintenance, elle ordonna à l’officier Bautista de l’arrêter avant qu’il puisse quitter la planète. C’est vrai, le hacker l’avait aidé mais cela ne suffisait pas à effacer ses crimes. Elle prit note mentalement de parler pour lui pendant le procès.

Ensuite, elle appela Diamond.

« Bon timing, Frost, commença Diamond. On vient juste de finir le chargement. Ça te gênerait de nous affranchir sur le reste de ton plan génial ?

Une vid devrait être arrivée dans ta boîte de réception. N’essaye pas de la lire pour l’instant.

Quelque chose que je devrais regarder plus tard ? », fit Diamond avec un clin d’œil.

En fait, Burgess avait trouvé un accès caché dans les systèmes du vaisseau par le truchement de l’unité de divertissement à bord. Comme il l’avait expliqué, « les avioniques normales sont bien plus difficiles à hacker à distance, et encore plus difficiles à hacker sans que personne le remarque, mais Crusader utilise une solution de dernière génération pour gérer tous les divertissements en vol. Ce machin avait une vulnérabilité assez grosse pour y faire passer une Nova ». Burgess déclenchait une mise à jour à distance du divertissement pendant que le vaisseau était stationné quelque part, usurpait les scanners avec sa boucle de capteurs personnalisée, partait en SEV, prenait ce qu’il voulait et s’en allait sans laisser de trace.

« C’est un exécutable. Dès que tu le lanceras, le programme va mettre les capteurs du vaisseau en boucle pendant dix minutes et te permettre d’accéder à la soute. De là, tu devrais pouvoir reprendre le contrôle du vaisseau.

— Eh ben, t’es pleine de surprises, avoua Diamond, impressionnée.

— Et il va y en avoir d’autres. » En espérant que cela suffise. 


Kayla ne s’attendait pas à ce que le chef Pontayo l’attende à son bureau. Zut. Elle était sûre qu’elle venait d’avoir eu elle-même un air de « j’hésite entre faire l’ignorante ou m’enfuir ».

« Tout est prêt ? » demanda Pontayo, un sourcil levé en signe du sérieux de la question. 

« Le transport est en route avec la WiDoW à bord en toute sécurité », répondit Kayla, faisant apparaître la progression du vaisseau sur son affichage. 

« Vous avez entendu ça, Terry ? Tout est en place. » 

Harris entra dans son bureau, vêtu de la veste lisse couleur acier qu’il réservait pour les rendez-vous avec la presse. Bien sûr, l’homme des relations publiques était accompagné d’un journaliste équipé d’un appareil de capture actif.

« Capitaine Pontayo, Officier Frost, déclara Harris, je vous présente Terry Powers de NewsForce. Il va suivre la libération de ces pauvres otages. Faites simplement votre travail et faites comme si la caméra n’était pas là. Terry, n’hésitez pas à poser des questions.

— Vous pourriez expliquer ce qui va se passer maintenant ? »

Kayla jeta un coup d’œil vers le chef Pontayo, demandant silencieusement « est-ce que ça vous va ? » et « est-ce que tout ça est pour de vrai ? »

« Officier Frost », demanda Harris.

Pontayo fit un bref signe d’acquiescement, alors Kayla commença : « Le transport est tout juste hors de portée du vaisseau détourné, donc nous allons prendre contact et les informer de l’approche pour ne pas les alarmer.

— Et vous pourriez dire que ce sont de très dangereux criminels ? s’enquit Terry.

— Oui.

— Non, je voulais dire : est-ce que vous pourriez vraiment le dire ? Ça ferait une bonne prise de son. »

Avant que Kayla puisse répondre, sa comm sonna. « Le transport One est en position. » Heureusement, Diamond était assez maligne pour ne diffuser qu’en audio. 

« Attendez. » Kayla changea de canal et appela les hors-la-loi dans le vaisseau capturé. 

« Pourquoi cette voix me paraît si familière ? », interrogea Pontayo.

Kayla décida d’ignorer la question pour l’instant. « Répondez, Baba’s Gift. Votre cargaison est prête pour le transfert. »

Un moment plus tard, la voix numériquement modifiée de Jack se fit entendre. « Dites-leur de se mettre à portée et de se tenir prêts pour un scan. Ils font n’importe quoi d’autre, et on commence à tirer sur tout et tout le monde. »

Kayla transmit les instructions à Diamond. Sur l’écran, ils regardèrent attentivement le vaisseau de transport se mettre en position.

« Il n’y aurait pas moyen de la refaire ? demanda Terry. J’aimerais bien un autre angle. »

Avant que Harris puisse répondre, Kayla et Pontayo répondirent en chœur par un bref « non ».

« Voyez-vous ça, s’exclama Jack. Vingt caisses d’encre extra. Vous, la sécurité, vous y êtes vraiment arrivés. J’étais sûr de devoir en tuer quelques-uns avant que vous cédiez. »

Harris s’avança. « Tout ce que nous voulons, c’est un retour des otages sains et saufs », prononça-t-il d’une octave inférieure à la normale, en regardant droit vers l’appareil de capture. « C’est la priorité numéro un de Crusader Industries. »

Kayla dut serrer les poings pour s’empêcher de hurler. Ne les appelez jamais otages ! Ne leur faites jamais comprendre qu’ils ont la main !

« Alors tout ce que vous avez à faire, c’est larguer ces caisses et passer votre chemin, répondit Jack. Du vrai gagnant-gagnant.

— Comment allons-nous récupérer nos gens ? demanda Kayla.

— On vous dira dans quelques heures où vous pourrez les retrouver ». Là-dessus, le pirate coupa la comm.  

Kayla comprit alors qu’elle avait bien fait d’appeler Diamond. Les pirates n’avaient aucune intention de rendre le vaisseau ou les gens à bord.

Très bien Harris, pensa Kayla, j’espère que tes journalistes apprécient le spectacle. 

Kayla ouvrit une fréquence : « Transport One, commencez les procédures de transfert ». Sur ce, elle s’adossa contre sa chaise. Le reste était entre les mains de Diamond. 

« Non seulement nous donnons la priorité à la sécurité et au confort de nos vaisseaux primés », déclara Harris, incapable de laisser passer un moment de calme, « mais en plus nous le faisons sur notre monde également. Crusader s’est engagée à mettre sur pied une équipe de sécurité capable de faire face à n’importe quelle situation. En fait, des rapports récents ont montré qu’il était plus sûr de partir en vacances ici que vers beaucoup d’autres destinations similaires. »

Soudain, une fréquence du Baba’s Gift s’ouvrit. « Mais qu’est-ce qui se passe ? » hurla une voix non altérée, dont Kayla ne put que supposer qu’elle appartenait à Jack. On pouvait à peine l’entendre par-dessus le tumulte d’une musique diffusée à fort volume. Kayla sourit. Sa deuxième surprise avait l’air de marcher.

Elle avait obtenu de Burgess qu’il prépare une grenade assourdissante impromptue en utilisant le système de divertissement à bord. À cet instant, chaque écran et haut-parleur devait faire un tel tintamarre que les pirates de l’air ne devaient plus pouvoir réfléchir clairement.

« Mais qu’est-ce qui se passe ? »

Cette fois c’était Harris qui posait la question. Le journaliste se retourna vivement pour capturer l’instant. 

« Un petit moment en privé peut-être, Monsieur ? » suggéra Pontayo.

Les yeux de Harris se fixèrent sur Terry. Il reprit instantanément son attitude calme. « Terry, pourriez-vous nous laisser un moment ? » Avant que Terry puisse protester, Harris le poussa fermement à la porte.

Harris se tourna avec colère vers Kayla. « Expliquez-vous immédiatement !

— À ce moment même, une équipe de mercenaires est en train de mettre le Baba’s Gift en sécurité. Connaissant l’équipe, on devrait recevoir le feu vert dans un moment ou deux.

— C’est pour ça que je connaissais la voix ! s’exclama Pontayo. Vous avez engagé Diamond pour transporter la WiDoW !

— Vous avez bien dit que j’étais responsable du recrutement de l’équipe de transport, Monsieur. Je n’y peux rien si je suis douée pour choisir les bonnes personnes.

— Vous êtes finie, proféra Harris, bouillonnant. Non seulement vous êtes virée, mais en plus si j’ai mon mot à dire, vous allez être enfermée pour longtemps. Chef, je veux que vous l’arrêtez immédiatement. »

La comm sonna et Diamond apparut sur l’écran avec un sourire. « Salut Frosty ! Feu vert. Trente-deux otages retrouvés sains et saufs. Trois malfaiteurs et vingt caisses de WiDoW prêts à être verrouillés. Ta petite vid a marché à merveille.

— Bon travail, répondit Kayla. Reviens quand tu peux. Arrange-toi pour donner à ces gens de la nourriture et de l’eau de la cuisine et vois si certains d’entre eux ont besoin d’aide pour aller aux toilettes. Ils sont restés assis et effrayés pendant longtemps. »

Elle ferma la comm et fit face à Harris. « Vous pouvez m’arrêter si vous voulez, mais après, qu’est-ce que vous allez dire à ce journaliste ? Que vous avez secouru tout le monde mais que vous n’aviez aucune idée de ce qui se passait ? Que Crusader Industries a bâclé un sauvetage réussi ? »

Harris ouvrit la bouche, mais la referma sans parler. 

« Ou alors, je pourrais dire à tout le monde à quel point votre idée était géniale. »

« Je ne suis pas prêt d’oublier ça, Officier Frost », menaça Harris avant de rouvrir la porte. « Bonne nouvelle, Terry ! Notre sauvetage d’otages s’est passé sans anicroche. Ça vous dirait de rencontrer les héros quand ils descendront du luxueux Genesis Starliner ? »

Un instant plus tard, le journaliste et le directeur étaient partis.

« Bon travail, Frost » fut la seule chose que Pontayo trouva à dire avant de les suivre.

Seule, Kayla sentit son corps se détendre alors que le toute la tension qui s’était accumulée commençait à s’évaporer. Elle avait fait son travail et mené l’opération du mieux qu’elle avait pu. Ce n’était pas le moment de penser qu’elle ne ferait peut-être plus ce métier pour très longtemps.

Non. Ce qu’elle voulait maintenant par-dessus tout, c’était un steak au dîner et raconter à Susan comment elle l’avait mérité.

FIN.

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