Portfolio : Division du Commerce et du Développement

Traduction: Nimeah
Relecture: odysseus1992
Intégration: Kiro S. Terashii
Ce portfolio est initialement apparu dans le Jump Point 5.7.

Il y a eu une caractéristique constante tout au long de l’histoire de l’Empire, qui a su résister aux changements politiques, aux actions militaires et même aux guerres entre espèces : la vente et l’acquisition de marchandises. C’est la recherche de ces ressources brutes de base et de ces produits primaires qui mena les explorateurs dans les étoiles. Et, à bien des égards, c’est ce qui alimente l’expansion de l’humanité dans l’univers, encore aujourd’hui.

Chaque nouveau point de saut, chaque nouveau système découvert, chaque nouveau balayage d’astéroïdes achevé a le potentiel de dévoiler de nouvelles sources de marchandises vitales pour la croissance et le développement continu de l’humanité. Il n’est donc pas surprenant que le commerce des produits de base représente une part importante de l’économie totale de l’UEE. Le marché de ces marchandises étant d’une importance vitale, l’agence gouvernementale responsable de cette démarche est devenue presque omniprésente dans tous les systèmes de l’Empire. L’existence de la Division du Commerce et du Développement remonte aussi loin que celle des Nations Unies de la Terre (UNE), et supervise ce flux de commerce incroyablement complexe. Elle est devenue l’un des plus importants employeurs gouvernementaux en dehors de l’armée. Mais nombreux sont ceux qui se demanderont peut-être comment un organisme de réglementation économique aussi important a pu devenir une branche de l’insignifiant Bureau des Douanes.

Séparer le bon grain de l’ivraie

En 2380, le système Croshaw avait été terraformé et les premières colonies à l’extérieur du système Sol prenaient racine. Malheureusement, tandis que les frontières de l’humanité s’élargissaient tout au long des décennies suivantes, l’anarchie se propageait. Avec de tout nouveaux systèmes solaires dans lesquels les pirates peuvent se cacher, Sol s’est retrouvé à la merci d’un afflux massif de contrebande. Les trafics d’armes et de substances interdites pourtant sur le point d’être éradiquées sont revenus en force alors que les criminels pouvaient cacher leurs opérations avec une relative facilité dans des avant-postes extra-systèmes. Les grandes zones urbaines de Mars et de la Terre furent confrontées à une escalade des crimes violents et à une généralisation endémiques des problèmes de drogue qui décima plusieurs communautés. Lorsque l’usage de méthodes policières traditionnelles visant à réduire la situation désastreuse échouèrent à contenir le problème croissant, l’UNE a ordonné à la Navy d’établir des points de contrôle stricts aux deux entrées de saut menant à Sol.

Au cours des premiers mois de l’opération, des centaines de tonnes de contrebande ont été saisies et des dizaines de personnes furent arrêtées. Cependant, malgré ce succès initial visant à endiguer la marée de marchandises illégales arrivant dans Sol, de nombreux détracteurs s’opposaient à de telles mesures. De virulentes protestations vinrent de presque tous les grands secteurs financiers, faisant valoir que si les patrouilles intensives tentaient d’attraper les contrebandiers, les fouilles ralentissaient aussi les transporteurs de fret et de passagers, paralysant ainsi les flux du commerce. Dans le même temps, les groupes de défense des droits civiques ont rapidement dénoncé les mesures draconiennes utilisées par la Navy pour forcer les véhicules à se conformer aux scans et aux fouilles. Lors d’un incident fortement médiatisé à l’époque, une équipe de chercheurs a été soumise de force et traînée hors de son vaisseau lorsqu’elle a refusé d’ouvrir des conteneurs résistants aux scanners qui transportaient du matériel photosensible. Et ce fut loin d’être le seul cas d’escalade qui fut signalé. Beaucoup ont soutenu qu’une Navy entraînée à la guerre n’était pas la candidate idéale pour traiter avec la population civile.

Le tout a culminé lorsque l’un des membres d’Intersystem Haulers United a été incarcéré dans une prison navale pour avoir entravé une fouille. Une grève massive ralentit alors dramatiquement la majeure partie de la circulation au point de saut. Au terme d’une semaine de négociations, il fut annoncé que le contrôle des points de contrôle serait transféré à un nouveau bureau gouvernemental, le Bureau des Douanes.

Composé d’employés civils, il s’avéra être un compromis valable entre la sécurité et le commerce. Un programme fut mis sur pied dans le but d’accélérer le passage des vaisseaux dont les antécédents étaient inexistants, et l’utilisation d’algorithmes complexes ayant pour but de sélectionner intelligemment les vaisseaux qui feraient l’objet de recherches plus approfondies permit de réduire les temps d’attente tout en maintenant un rigoureux contrôle de la contrebande. Au début, le Bureau s’inquiéta peut-être surtout du trafic spatial à destination de Sol, mais après le premier contact avec les Banu en 2438, ils élargirent considérablement leur champ d’investigation. Se méfiant de ce que les vaisseaux Banu pourraient amener dans leurs transporteurs, le Bureau des Douanes s’est répandu dans tout l’espace contrôlé par l’UNE, établissant des dizaines de points de contrôle supplémentaires le long des principales voies de circulation. C’est cette infrastructure de grande envergure qui permit au Bureau d’assumer une responsabilité encore plus grande.

Commerce équitable

Comme les mineurs et les exploitants se précipitaient vers les ressources des mondes nouvellement découverts, ce n’était qu’une question de temps avant que des marchés de produits de base soient établis. Lorsqu’il s’agit de minéraux, de gaz et de céréales, il y a souvent peu de différence entre un produit provenant d’une source et le même produit provenant d’une autre. Cela signifie qu’au lieu d’acheter ce dont ils ont besoin auprès de dizaines de petites entreprises réparties sur plusieurs systèmes, les fabricants pourraient utiliser un seul marché pour simplifier et normaliser leurs contrats commerciaux. De plus, le risque financier lié à la collecte des ressources pourrait être atténué par l’utilisation de contrats à terme pour recueillir des fonds pour leurs activités en vendant au préalable les marchandises à un prix convenu avant l’achat effectif des matériaux. C’était une formule qui a fait ses preuves et qui a fonctionné pendant des siècles sur Sol, mais peu étaient prêts à faire face aux complications qu’entraînerait la corruption des données.

Ces marchés de matières premières ont connu une croissance rapide au cours de leurs premières années d’activité et les opportunistes n’ont pas tardé à tenter de tirer parti des institutions naissantes. Étant donné que les ententes étaient conclues en fonction de la quantité d’un produit donné qui était en production à un moment donné, il y a eu de nombreux cas de manipulation. L’utilisation d’un coursier ou d’un drone, même pendant quelques minutes, pouvait entraîner d’énormes gains financiers. D’autres investisseurs concluraient des contrats, puis travailleraient en coulisse pour s’assurer que le vendeur ne soit pas en mesure d’exécuter la commande, ce qui déclencherait des paiements de confiscation. En 2461, le prix du mil a brièvement atteint un niveau record lorsque des informations falsifiées ont été communiquées à la Bourse Angeli Mercantile Exchange. Conséquence directe, les marchés sont tombés dans le chaos et l’UNE n’a eu d’autre choix que d’intervenir pour éviter un effondrement total du marché.

La solution s’avéra une fois de plus être la création récente du Bureau des Douanes. Grâce à leurs analyses détaillées des navires transportant des marchandises, ils étaient l’organisme gouvernemental ayant l’image la plus exacte des marchandises transportées à un moment donné. Le Bureau des Douanes créa la Division du Commerce et du Développement (TDD, Ndt: Trade & Development Division en anglais) en 2463 pour recueillir et compiler les renseignements sur le marché des produits de base en vue de les distribuer à toutes les principales places boursières. À partir de l’information déjà stockée par le Bureau, le TDD a inclus les contraintes de production, les facteurs environnementaux, la demande actuelle du marché et d’autres éléments dans ses analyses. Au début, ces chiffres officiels étaient suffisants pour stabiliser le marché, mais bientôt le Bureau a commencé à répondre aux demandes d’authentification des transactions pour vérifier qu’elles correspondaient aux données actuelles. En l’espace d’une décennie seulement, il s’est avéré que de nombreux négociateurs ne concluaient pas une transaction à moins que celle-ci n’ait été cautionnée par le TDD. De là, il ne leur restait plus qu’un pas à franchir pour mettre en faillite les contrats à terme, réglementant le stockage et la livraison. Au tournant du 26e siècle, la quasi-totalité du commerce des marchandises s’effectuait par l’entremise du TDD.

Développements futurs

Aujourd’hui, il y a des bureaux du TDD dans presque tous les ports et les plaques tournantes de l’Empire. Chaque seconde, des dizaines de milliers de négociants en matières premières vendent et achètent des quantités faramineuses de ressources brutes. Bien qu’il fasse toujours partie du Bureau des Douanes, le TDD éclipse le reste de son organisation mère en taille et en financement, et est devenu un symbole de la richesse et du pouvoir de l’Empire. Depuis près de cinq siècles, le TDD chorégraphie un ballet financier compliqué qui gère des calculs de prix d’une complexité stupéfiante, des rapports d’affacturage et des estimations provenant de partout dans l’UEE.

Bien qu’imparfaite — souvenez-vous, par exemple, de la falsification illégale en 2945 du TDD de Reis qui a utilisé de fausses hausses de prix pour attirer des cibles, ou du récent dérapage à Brême où des millions de poulets ont été vendus en deux fois — dans l’ensemble, le bilan du TDD est impressionnant. Alors que certains traders préfèrent utiliser les marchés indépendants plus petits et plus variés, c’est la cohérence du TDD qui lui a inspiré confiance pendant si longtemps. À l’approche de son cinquième centenaire, l’organisation continue de s’efforcer d’améliorer l’indexation des prix et de minimiser le retard d’information grâce à des réseaux de communication toujours plus évolués. Et avec l’adoption récente de l’Initiative Commerciale Human-Xi’an, le TDD se prépare à entamer un nouveau chapitre en travaillant en étroite collaboration avec nos voisins Xi’an à la création d’une commission inter-espèces. En d’autres termes, en ce qui concerne le commerce des produits de base, l’avenir du TDD s’annonce plus fort que jamais

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