[FR] STAR CITIZEN - FAQ #30

Portfolio : Origin Jumpworks

Par Kiro S. Terashii
Ce portfolio est apparu originellement dans le Jump Point 1.7. Il a été mis à jour en mai 2019 pour refléter plus précisément les vaisseaux de cette compagnie et son histoire.

S’il est possible pour une entreprise d’associer classe et sophistication au risque absolu du vol dans l’espace ainsi qu’à la nature impitoyable des combats tournoyants interstellaires, Origin Jumpworks est la plus proche d’y parvenir. La kyrielle de vaisseaux haut de gamme de la société est connue pour ses lignes épurées et sophistiquées. De même, ils développèrent une clientèle exclusive composée de riches et de puissants. Comme le soulignent ardemment les représentants commerciaux parfaitement manucurés d’Origin, choisir un design Origin ne signifie pas seulement acheter un vaisseau, mais également choisir un mode de vie.

Origin a été créée au milieu du 28e siècle et a produit des propulseurs de haute qualité utilisés par l’armée de l’UEE et montés sur les démesurés yachts phares de Roberts Space Industries. La demande en vaisseaux personnels croissant de manière exponentielle, Origin cessa de fabriquer des composants et a décidé de concurrencer les entreprises qu’ils avaient initialement fournies. Moins de dix ans après cette transition, la société produisait un transport moyen parmi les cinq les plus vendus et, en cinquante ans, sa clientèle restreinte et exclusive avait propulsé les bénéfices bruts d’Origin au même niveau que ceux de la division des vaisseaux de RSI.

Fondée sur les rives du Rhin à Cologne, Origin avait d’abord des liens étroits avec la Terre, allant même jusqu’à fabriquer tous les composants de leur série phare 600 à Sol. Ces racines furent rompues en 2913 lorsque la présidente Jennifer Friskers adopta un décret inattendu qui désignait Terra comme la nouvelle capitale culturelle de l’UEE et annonça son intention de déplacer le siège social et l’équipe de conception principale de la Terre à New Austin. Depuis lors, presque toutes les activités de fabrication d’Origin quittèrent le système Sol, ne laissant plus qu’une installation d’essais-moteurs sur la Lune. Le contrôle approfondi de la société par le gouvernement depuis la relocalisation fut également florissant, le nombre de problèmes fiscaux ayant quadruplé. En 2944, un piratage des systèmes d’Origin divulgua un prototype de vaisseau appelé « Goldfinch ». Le scandale qui suivit impliqua le Bureau des services exécutifs du Sénat (BSE) dans l’organisation du vol, mais aucune charge formelle ne fut jamais retenue.

New Austin est depuis devenue une « ville Origin », la société devenant rapidement le principal employeur. Le système est devenu la Mecque des passionnés d’Origin, avec de riches acheteurs voyageant à travers la galaxie pour acheter leurs vaisseaux directement à l’usine. Une impressionnante vitrine d’entreprise au cœur de la ville met en lumière des M50, des séries 300 et des 890 Jumps dans un ensemble de dioramas grandeur nature, dont le coût de réalisation et d’affichage est significatif. De plus, Origin a obtenu les droits pour nommer les stades, les centres d’éducation et les rues de la région. Les touristes qui ne désirent pas s’offrir un vaisseau de luxe quittent plutôt New Austin avec un ensemble de verres à cocktail avec le logo Origin gravé au laser, des vêtements de marque ou des modèles de vaisseaux Takuetsu très détaillés.

Au fil des ans, Origin est resté synonyme de luxe, tout en proposant une gamme diversifiée comprenant vaisseaux de croisières avec toit panoramique, bolides monoplaces et yachts de luxe. La PDG Jennifer Friskers pousse constamment la société à réinventer la roue. Elle demande souvent aux ingénieurs et aux concepteurs de revenir sur de vieilles idées pour voir si de nouveaux yeux ou si les avancées modernes pourraient désormais en faire des produits dignes d’Origin. Le résultat est un vaste panel de vaisseaux capables de remplir une grande variété de fonctions tout en conservant le style élégant et sophistiqué d’Origin.

La gamme luxueuse d’Origin

X1

Les récits sur la création d’un vaisseau mêlent souvent mythe et réalité. L’ingénieur Alberto Vara affirma que son croquis initial pour le X1 n’avait pris que dix minutes. Souffrant d’un blocage créatif alors qu’il travaillait sur le M50, cet exercice rapide était simplement destiné à stimuler sa créativité. Une fois terminé, il fut classé et oublié pendant des décennies.

Lorsque Origin décida de concevoir un vaisseau de course sans verrière, une recherche dans les archives permit de découvrir le croquis. À ce moment-là, Vara était devenu l’un des astro-ingénieurs les plus célèbres de l’UEE. Il remporta deux fois le prix Aron et gravit les échelons de la société Origin pour devenir ingénieur en chef avant de partir en 2932 pour fonder Infinity Customs, un atelier proposant un service de personnalisation de vaisseaux complet. Origin décida que la seule façon de faire le X1 était avec la bénédiction et l’aide de Vara.

Origin et Infinity Customs collaborèrent sur le X1 pour créer un engin sans verrière qui redéfinissait la limite entre le pilote et le vaisseau. La conception innovante de la technologie moteur intégrée et le placement du propulseur vectoriel articulé, font de ce véhicule à hautes performances une expérience de vol vraiment unique.

Série 100

Connus pour avoir été testés en vol puis abandonnés, Origin mit au rebut le concept original de la série 100, craignant qu’il n’incarne pas suffisamment le luxe. Les séries 200 et 300 eurent la priorité et les travaux sur la série 100 stagnèrent pendant des décennies. Au début des années 2940, la société développa le système de carburant AIR (Adaptive Intake Refinery, ndt : Raffinerie Incorporée Ajustable) à la pointe de la technologie. L’AIR réduit considérablement les émissions des propulseurs et peut extraire et convertir une grande variété de gaz en plasma utilisable afin de réduire le besoin de ravitaillement en carburant.

Lorsque les premières simulations montrèrent que ce sont les vaisseaux plus légers qui tireraient meilleur parti de l’AIR, la PDG, Jennifer Friskers, dépoussiéra les schémas de la série 100. Depuis des années, elle souhaitait élargir la gamme Origin afin d’inclure un nouveau vaisseau d’entrée de gamme pour ramener des consommateurs vers la marque, mais savait qu’elle aurait besoin d’une fonctionnalité à mettre en avant. C’était l’AIR. Les concepteurs intégrèrent le nouveau système révolutionnaire à l’ancien châssis et mirent à profit des décennies passées à définir le style Origin pour assurer à la série 100 un aspect, un ressenti et un pilotage digne d’un vaisseau de luxe.

Série 300

La machine à tout faire actuelle de la gamme de la société (si on peut décrire de cette façon un appareil Origin) est la série 300 d’Origin, un chasseur « de luxe ». Il faut mettre au crédit de la société qu’une telle description n’est pas contradictoire : les lignes lisses et aérodynamiques du design du 300i évoquent à la fois un travail artistique plein de grâce et une machine à tuer idéale. Chaque élément de la série 300 semble avoir été pensé, des supports de missile encastrés aux fixations métalliques uniformes des armes…Et c’est le cas, des milliers d’heures ont été consacrées au développement de chaque élément de ce vaisseau.

Origin fabrique actuellement quatre modèles standard de la série 300 et propose diverses options de personnalisation aux pilotes souhaitant personnaliser leur vaisseau ou l’adapter à leurs préférences. Bien que la brochure indique que les modèles avancés s’adaptent à tous les styles de vie, les observateurs peuvent facilement leur attribuer des tâches spécifiques : le modèle 315p, doté d’options longue portée et de scanners améliorés, est le modèle d’exploration, tandis que le modèle 325a, avec un armement et un blindage plus lourd, est plus orienté vers le combat. Le dernier modèle standard de la série 300, peu produit en grande quantité, mais sans doute le mieux connu de la série, est le 350r. Ce bolide spécialisé est utilisé par les équipes de course professionnelles partout à travers la galaxie. Les 350r ont un palmarès fourni, notamment un nombre impressionnant de victoires au Carrington Derby. Des courses d’endurance multi-systèmes aux courses de vitesse intersystème, le 350r bimoteur est assez courant sur les pistes de course.

M50

Le M50 d’Origin est souvent considéré comme un générateur avec un cockpit attaché. Présenté en 2920, le M50 représentait un autre bond en avant dans la technologie des moteurs qui donnait du fil à retordre au 350r. Malgré les difficultés connues (voire trop connues) rencontrées dans le prototype et les vaisseaux de test de la série Y, la série actuelle du M50 est un concept solide de vaisseau qui affiche une vitesse exceptionnelle et qui l’a prouvé à maintes reprises avec de multiples victoires à la Murray Cup.

À la fin des années 2930, l’UEE Advocacy acheta une grande quantité de ces engins de course pour les transformer en vaisseaux d’interdiction. Ces modèles personnalisés devinrent célèbres parmi les bandes de hors-la-loi, certains offrant même des primes à quiconque risquerait la colère de l’Advocacy en les détruisant.

600i

Destinée à conférer un peu de polyvalence à la gamme Origin, la série 600 fut conçue d’abord en tant que transport de taille moyenne que la société vendit comme parfaite pour le travail et le loisir. Toutefois, les ventes ne furent jamais aussi bonnes que celles des autres vaisseaux Origin, les clients et les critiques n’ayant pas bien compris la clientèle visée. Malgré l’indifférence commerciale, la société y voyait toujours un succès. Stratégiquement, le vaisseau fut entièrement construit sur Sol, ce qui valut à la marque d’être aimée par de puissants politiciens locaux et de nombreux ultra-riches de la Terre qui possédaient des entreprises fournissant leurs installations. La stratégie de fabrication « made in Sol » changea une fois que le siège de la société fut transféré à Terra, et il en fut de même pour le vaisseau.

Au moment où Origin paracheva sa version de luxe, la société revint à la table à dessin pour aligner la série 600 sur l’esthétique emblématique de la société. Les ingénieurs utilisèrent le même châssis, mais affinèrent le langage des formes intérieures, en utilisant des matériaux de qualité supérieure et des panneaux massifs de diamants stratifiés pour créer une plateforme d’observation. Ils mirent le modèle de l’année 2947 en production à grande échelle, Origin symbolisa cette mise à niveau en ajoutant un « i » au nom du vaisseau. Ceux qui cherchent à acheter le vaisseau sur le marché secondaire doivent se méfier des vendeurs peu scrupuleux qui cherchent à se débarrasser de modèles plus anciens et obsolètes.

890J

Le produit phare d’Origin qui est devenu la définition du voyage luxueux dans l’espace. Le vaisseau présente une silhouette impressionnante et emblématique et est doté d’innombrables commodités. Un style et une sophistication sans égal, de nombreux PDG, hommes politiques et stars de Spectrum considèrent maintenant le 890 Jump comme leur foyer quand ils sont loin de chez eux.

En dépit de son statut désormais acquis, le 890 Jump représentait un pari majeur pour Origin quand ils le mirent en production pour la première fois en 2858. Les coûts de fabrication astronomiques attirèrent l’attention des investisseurs et des analystes, qui craignirent un énorme gouffre financier avec trop peu d’acheteurs pour le rentabiliser. Origin savait par ses études de marché qu’il y avait une demande pour un tel vaisseau, mais ils furent tout de même surpris par son succès retentissant. La société réduisit même son budget marketing après que les propriétaires eurent inondé Spectrum d’images et de vidéos de ce vaisseau élégant et somptueux.

Les versions ultérieures du 890 Jump, à partir de 2903, furent livrées de série avec le 85x Limited, un vaisseau parasite de luxe biplace, parfait pour des excursions rapides. Origin dota le vaisseau des mêmes propulseurs que la série 300, ce qui en fait un hybride unique entre le vaisseau de course et celui de tourisme. Rapide, agile et élégant, c’est le compagnon idéal du 890 Jump.