Portfolio : Casse Aerospace

Ce portfolio est initialement paru à l’origine dans le Jump Point 5.3.

Alors que Casse Aerospace porte le nom d’une légende de l’ingénierie, l’entreprise n’a, elle, marqué les mémoires que des plus mordus fervents de vaisseaux. Du moins, cela a été le cas pendant un peu plus d’un siècle, jusqu’à ce qu’Anvil Aerospace ressuscite l’un des concepts de Casse, et ainsi, l’intérêt envers le personnage et les vaisseaux qu’il avait construits.

Trônant au Temple de la renommée de l’Institut de Conception Edleson, Leonard Casse a gagné une place dans les annales de l’histoire comme l’un des plus grands visionnaires en matière de vaisseaux spatiaux de l’ère Messer. Alors que le commun des mortels pourrait considérer que la création du chasseur Hurricane soit ce qui fait la majeure partie de son héritage, son influence sur l’industrie au sens large ne s’est pas simplement limitée à ce concept. Cité par des sommités du domaine de la conception de vaisseau tels que J. Harris Arnold, Silas Koerner et Jules Parliegh comme une part importante de leur inspiration, l’influence de Casse peut être observée sur de nombreux spationefs volant aujourd’hui. Du plus humble des Aurora de chez RSI jusqu’au puissant Hornet d’Anvil, on peut retrouver dans nombre des vaisseaux les plus populaires de l’Empire une origine issue de la vision, unique en son genre, de Casse.

Décollage

Embauché dès sa sortie de l’université, Casse a commencé sa carrière en tant qu’ingénieur aérospatial chez RSI en 2587, s’assurant ainsi une place dans l’équipe travaillant sur le transporteur Starbright. Ce vaisseau simple et fonctionnel, souvent considéré comme l’ancêtre spirituel de l’Aurora, remis au goût du jour pour la sortie du modèle de l’an 2950, s’apprêtait à entrer en production. Assigné à vérifier les spécifications de machinerie de la partie centrale de la coque, avant que cette production ne débute, Casse remarqua que le changement d’emplacement du nez de l’avion, prévu pour améliorer le rendement en terme de carburant, allait causer un stress supplémentaire sur le fuselage du vaisseau, et donc, potentiellement dangereux. Il rapporta immédiatement ses découvertes au concepteur en chef du Starbright et on lui répondit simplement que l’effet était négligeable et qu’il devrait faire davantage confiance aux membres plus expérimentés de son équipe.

Non satisfait de cet échange, Casse décida de faire remonter le dossier directement au plus haut échelon, Thessaly Vanowen, le PDG. Impressionné par le jeune ingénieur, Vanowen décida d’engager une équipe d’auditeurs indépendants pour vérifier les résultats des tests du Starbright. Deux semaines plus tard, le projet était arrêté pour effectuer une refonte complète de sa structure interne. Le Starbright 2590 sera finalement le 2591 et Casse, alors élevé au rang d’ingénieur accompli au sein de l’équipe.

Son ascension après cet événement fut fulgurante. En 2595, Casse fut nommé concepteur en chef pour le Starbright 2600. RSI vit un nouveau centenaire comme l’occasion parfaite de lancer un nouveau Starbright et espérait que Casse soit le parfait candidat pour rajeunir les lignes vieillissantes du vaisseau. Et il n’a pas déçu. Remodelé de fond en comble, le Starbright 2600 fut acclamé pour ses systèmes d’admission innovants et un IFCS (Ndt : Système de Contrôle de Vol Intelligent) fraîchement développé qui fonctionnait de concert avec les propulseurs du vaisseau pour une réactivité sans pareil. Ce qui était auparavant vu comme « juste un autre acheminement de fret » s’était élevé pour atteindre « une expérience de vol que tout le monde devrait avoir le plaisir de vivre ». Encore aujourd’hui, des siècles plus tard, les collectionneurs se battent toujours pour que le Starbright 2600 fasse partie de leur flotte personnelle. Ce qui fait d’ailleurs peut-être sa valeur, au-delà de sa qualité, est le fait qu’il s'agisse du seul vaisseau que Casse ait conceptualisé pour RSI.

Une nouvelle façon de voler

Aussitôt la chaîne d’assemblage mise en route pour produire le vaisseau sur lequel il avait travaillé durant quatre ans, Casse annonça, début 2599, qu’il quitterait l’entreprise pour créer la sienne. Selon les dires de biographes, Casse décrivait alors son passage chez RSI comme une lutte perpétuelle. Dès le moment où il fit des suggestions qui furent balayées du fait de son statut de débutant, il sentit que la conception de qualité était trop souvent sacrifiée sur l’autel d’une organisation hiérarchique qui essayait de justifier son propre mérite. « Dès lors que plus de la moitié des personnes qui travaillent dans une entreprise construisant des vaisseaux n’ont rien à voir avec la production de vaisseaux, vous aurez des problèmes », dit-il plus tard, lors d’une interview. Il prêta alors serment que la compagnie qu’il était en train de bâtir, Casse Aerospace, serait différente. Il n'engagerait que de petites équipes de personnes en qui il aurait confiance, qu’ils effectueraient un travail de qualité aux standards qu’il exigerait et qu’il les laisserait travailler sans les déranger. L’opinion de chacun aurait la même valeur et toutes les décisions finales seraient prises par lui-même. C’était peu orthodoxe pour un fabricant de vaisseaux, mais sous la vision et la direction de Casse, ce style de gestion horizontale fonctionnait.

Nous étions en 2604 lorsque Casse Aerospace dévoila son premier vaisseau, le Cosmo Sloop, produit en nombre limité. Un vaisseau de loisir avec pour idée maîtresse la simplicité d’utilisation. Sur sa coque, on put voir la première apparition des ailerons semi-circulaires ainsi que des ailes incurvées que Casse utilisera sur toutes ses futures conceptions. Les avis concernant cet appareil à la pointe de la technologie étaient unanimement positifs mais malheureusement, le moment choisi pour sortir le vaisseau fut ce qui causa sa perte.

La deuxième guerre Tevarin commença un an auparavant et les forces ennemies mettaient à mal les défenses de l’humanité, le marché des vaisseaux personnels de loisir était alors au plus bas. Toutes les espérances de Casse Aerospace reposant sur les ventes du Cosmo, ils se retrouvèrent à lutter pour maintenir leur compagnie naissante à flot, ils décidèrent que la meilleure approche à adopter était finalement de se joindre à l’effort de guerre.

Le calme avant la tempête

Au cours de leur exode, la flotte Tevarin avait subi des mises à niveau technologiques significatives et il s’avérait que la Navy de l’UEE avait des difficultés majeures à traverser leurs nouveaux boucliers Phalanx. En 2605, des officiers de la Navy exhortèrent les fabricants de vaisseaux de l’Empire de trouver une solution. Alors même qu’il n’avait jamais travaillé sur un vaisseau de combat auparavant, Casse savait que les crédits que pourraient apporter un contrat aussi lucratif pourraient sauver son entreprise. C’est ainsi qu’il se décida à conceptualiser la solution au problème auquel l’Humanité faisait face à l’époque.

Analyser les enregistrements de batailles de la Navy engagées contre les Tevarin amena Casse à la conclusion que tenter de submerger les boucliers Phalanx n’était pas la meilleure solution. Le gros des dégâts que la Navy était capable d’infliger était en fait porté lorsqu’un vaisseau Tevarin était pris par surprise. L’idée derrière son concept serait alors d’augmenter la fréquence de ces opportunités et de maximiser les dégâts qui seraient infligés durant celles-ci. Afin de parvenir à ses fins, Casse emprunta en fait une technique à l’adversaire. Si les Tevarin opéraient d’habitude par équipes de deux, un pilote et un opérateur de bouclier, son propre vaisseau serait alors manœuvré par une équipe composée d’un pilote et d’un canonnier. Le concept alors soumis à la Navy se démarqua grandement de ceux des leaders de l’industrie tels qu’Aegis et cela en surprit beaucoup lorsque la Navy accorda finalement le contrat à ce participant atypique. Casse Aerospace commença alors immédiatement à travailler sur ce qui allait devenir le Hurricane.

Lancé fin 2607, le Hurricane de Casse subit quelques contretemps durant les phases de tests. Alors que les pilotes appréciaient le rapport poids-puissance et la puissance supplémentaire apportée par les quatre canons portés par la tourelle, le degré de coordination nécessaire entre le pilote et le canonnier avait une courbe d’apprentissage assez raide. À cause de cela, le Hurricane ne fit son entrée en service actif qu’en 2609. Alors qu’ils permirent des effets dévastateurs lors de quelques missions clés, la guerre se termina peu après son déploiement en 2610.

Voulant surfer sur le succès de son Hurricane, Casse Aerospace utilisa la notoriété acquise pour remporter un contrat portant sur la conceptualisation d’un vaisseau de patrouille à longue distance capable de garder le front Xi’an qui s’étendait. Cependant, et avant que le vaisseau ne soit finalisé, Leonard Casse s’éteignit tragiquement en 2615 des suites d’une collision mortelle en atmosphère. En deuil de leur fondateur et leader, Casse Aerospace tenta de boucler le projet, cependant, sans l’implication personnelle de Casse, les officiers de l’armée perdirent confiance et coupèrent les fonds.

Se reposant sur les ventes du Hurricane pour survivre, Casse Aerospace tenta alors un retour aux sources et sortit une version révisée du Cosmo mais là encore, sans Casse aux commandes du projet, ce ne fut pas un succès commercial. La situation de l’entreprise commençait à se ternir et lorsque la Navy annonça le retrait du service actif du Hurricane, les dés étaient jetés. Le marché allait être rapidement inondé d’Hurricane et les maigres ventes de modèles neufs s’amenuisèrent. Avec peu d’options à leur disposition, le conseil d’administration vendit l’entreprise à une société d’investissement et passa ensuite de mains en mains plusieurs fois avant d’être mise sous séquestre et de ne devenir rien de plus qu’un morceau de papier durant les siècles à venir.

La nouvelle génération

Lorsque J. Harris Arnold était à l’école, il était obsédé par les travaux de Leonard Casse. Pour lui, l’ingénieur presque totalement oublié représentait tout ce qu’il pouvait aimer à propos de la conceptualisation de vaisseaux. Plus tard, lorsqu’il fonda sa propre entreprise de fabrication, Arnold s’inspira largement du modèle de fonctionnement et des vaisseaux de Casse pour conceptualiser les siens, allant même jusqu’à intégrer les éléments qui avaient fait la signature de Casse tels que les ailes incurvées et les ailerons semi-circulaires. Les similitudes étaient telles qu’Arnold et sa compagnie montante, Anvil Aerospace, furent poursuivis en justice par la société qui possédait les droits des concepts de Casse. Arnold décida de régler l’affaire en achetant tout le portfolio de Casse Aerospace avec ses propres fonds. Maintenant détenteur de l’héritage de Casse, Arnold chercha une opportunité de mettre en œuvre les concepts originaux, mais aucune ne se présenta durant près de soixante-dix ans.

L’UEE était en déroute alors que les attaques Vanduul sur Caliban augmentaient en fréquence de la même manière que celles qui menèrent à la perte de Virgil et de Tiber. Désireux de retourner la situation, la Navy était en quête d’un nouveau vaisseau qui permettrait à leurs pilotes de réduire drastiquement le temps d’engagement. Leur théorie était que plus vite un chasseur Vanduul pouvait être détruit, moins les opportunités qu’il aurait de causer des pertes humaines seraient nombreuses. Anvil proposa alors une solution sous forme de renaissance du Hurricane. Le concept mis à jour portait toujours les éléments caractéristiques de l’original conçu par Casse mais il embarquait avec lui l’expertise reconnue d’Anvil pour les conflits. Le résultat fut un vaisseau qui retourna le cours de la guerre et en 2878, une nouvelle génération de pilote de la Navy commença à mettre à profit les effets dévastateurs de l’Hurricane.

Aujourd’hui, Casse et l’entreprise qu’il a construite ont enfin retrouvé la place qui leur est due dans les livres d’histoire, et ce, grâce à l’effort d’Arnold et tant d’autres qui ont souhaité faire perdurer et vivre leurs mémoires. Alors qu’il n’avait conceptualisé que trois vaisseaux de son vivant, la contribution de Leonard Casse s’étendait bien au-delà de ce qu’il a laissé dans le chantier naval, ayant inspiré d’innombrables personnes qui voient l’univers d’une façon un peu différente. La plaque l’honorant au Temple de la renommée de l’Institut de Conception Edleson possède une citation propre à Casse : « Un bon concept résout un problème, un mauvais concept en crée de nouveaux ».

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